Un thriller bien ficelé, efficace et bien joué. Certes le sujet finit par être banal à la longue (il n'y a qu'à voir le nombre d'articles de ce blog écrits depuis un an sur le sujet), mais après tout c'est plutôt un point positif pour une nation que d'explorer son passé en variant les angles. Cette fois, le spectateur est placé en plein coeur des services de renseignement de la CIA, peu de temps avant que les Etats-Unis ne tentent de forcer le conseil de sécurité des Nations Unis, à grand renfort de mensonges, à intervenir en Irak. Sean Penn joue à la perfection le diplomate à la retraite, à qui on ne la raconte pas, que la haine d'un pays tout entier n'affecte pas tant il méprise l'ignorance de ses concitoyens. Sa femme, agent de la CIA, a été jetée en pâture aux journalistes, perdant ainsi toutes ses couvertures et mettant en danger l'ensemble de ses missions à l'étrangers. Le récit part de cet élément simple et évoque de façon démonstrative les différentes phases de la crise au sein de leur couple, sans jamais tomber dans l'emphase. Fair Game n'essaie pas de sortir de sa catégorie. Il ne faut pas y rechercher de la virtuosité, de l'esthétique, ou autres valeurs en général fort appréciées des cinéphiles. Seulement un film où les faits qui s'enchaînent peuvent symboliser à eux-seuls les travers d'une époque folle où une nation pensait partir en guerre pour dénucléariser un dictateur.
samedi 6 novembre 2010
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