Du George Clonney à deux à l'heure. L'absence de véritable intrigue n'ôte rien au charme de the american. Clonney, un prêtre, une italienne magnifique et une blonde énigmatique déambulent dans les rues embrumées d'un petit village des Abruzzes à la manières des personnages d'un film de Jarmush. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'affiche, on a plus affaire à un film d'atmosphère qu'à un thriller. Le réalisateur prend son temps (1h43, acceptable), soigne la photo et travaille chacun de ses plans. C'est pas mal.
samedi 30 octobre 2010
lundi 25 octobre 2010
Tout va bien ! The Kids are all right
Petite comédie sans fausses notes, agréable à regarder. Avec ce genre de film, on guette en général la lourdeur de style qui va mettre en défaut tout le projet. Dans Tout va bien! The Kids are all right, l'erreur n'arrive pas et c'est curieusement ce qui me fait dire que l'ensemble est assez réussi. Même sympathique, cela reste toutefois un tout petit film qui suscite plus les sourires ou les sarcasmes que les fous rires des comédies de haut niveau.
dimanche 24 octobre 2010
Biutiful
Difficile de commenter Biutiful. Un détail frappant: Barcelone ressemblerait presque à un bidonville. La déformation presque exagérée des décors qui nous sont familiers affaiblit à mon avis le récit. Sinon, après une première moitié laborieuse au niveau du scénario, la seconde partie, remarquable, a su me sortir de la torpeur dans laquelle le train-train crasseux du début m'avait laissé. Le réveil fut progressif, mais efficace. Les événements finissent par s'enchaîner et à l'arrachée, Inarritu l'emporte avec un long métrage plutôt réussi. Pour le reste, il faut noter que la direction d'acteur est fantastique.
Les Petits mouchoirs
Un bon petit film si l'on en coupe la dernière demi-heure insupportablement lacrymale (je n'avais rarement vu pleurer autant en si peu de temps), et si l'on ôte la bande-son pour trentenaire nostalgique (musique probablement contemporaine mais aux accents 80's assez prononcés). Concentrons-nous sur les deux premières heures des petits mouchoirs. La thèse de Cannet reprend l'idée que les amis d'un groupe n'apparaissent jamais tels qu'ils sont réellement. Pour faire éclater cette vérité, le réalisateur accule les personnages dans des situations de tension extrême afin qu'ils puissent s'apercevoir, en même temps que le spectateur, de leur fragilité. Dit comme cela, cela peut paraître ennuyeux, mais Cannet est suffisamment généreux en scènes de cinéma pour que, parmi toutes les situations proposées, certaines puissent intéresser même les plus réfractaires à ce genre de film. Il y a à boire et à manger, du bon et du moins bon, et pourvu que l'on voie le verre d'eau à moitié plein, les petits mouchoirs sauront plaire au plus grand nombre.
mardi 19 octobre 2010
La vie au ranch
La vie au ranch est filmé sur un mode très intimiste. On assiste à une succession de discussions enflammées entre copains et copines d'une bande de jeunes de 20 ans. Tellement crédible que cela en est incroyable. Il est en effet stupéfiant de constater à quel point les dialogues et la ponctuation sonnent vrai. Un effet rarement égalé au cinéma. L'environnement clos dans lequel se situe la majeure partie du film n'en est pas pour autant négligé, évoquant avec un naturalisme impressionnant les conditions de vie étudiantes à Paris, pour qui ne roule pas sur l'or. Un minimum de moyens pour un maximum de talent.
dimanche 17 octobre 2010
Mange, prie, aime
Je n'ai pas aimé. Mange, prie, aime est une succession de clichés insupportables filmés avec une platitude qui contamine même les vedettes à l'affiche. Peu d'événements à comptabiliser dans ce film, et quand il se passe enfin quelque chose, c'est malheureusement d'une banalité affligeante. Rien de ce qui est apporté au récit ne suscite l'adhésion du spectateur. Et c'est très long.
Elle s'appelait Sarah
J'ai trouvé ce film plutôt agréable à regarder malgré le pathos ambiant et certaines lourdeurs de style. Il y a beaucoup de choses dans ce long métrage. Peut-être trop. On passe en revue les différentes étapes de la déportation, la question du déni, de la culpabilité, le traditionnel "qu'aurais-je fait à leur place?" etc... Mais qu'importe, l'ensemble se tient et reste à mon sens parfaitement acceptable.
Captifs
Dans la même veine que Hostel, le gore en moins, Captifs cultive un cynisme brut qui renvoie à des questions fortes sur le "jusqu'où peut-on aller?". Ceux qui apprécient le genre trouveront le film assez réussi, malgré le scénario téléphoné - on voit en effet très vite où l'auteur veut en venir. Pour le reste, le montage est efficace, l'intensité dramatique bien rendue et chose exceptionnelle, sans bruitage excessif pour symboliser les effets de surprise!
vendredi 15 octobre 2010
The Social Network
Une première partie difficile à suivre, très dialogues extrêmement rapides censés refléter la précipitation avec laquelle les startups se développent. The Social Network n'est pas inintéressant, et divertit. C'est déjà pas mal. Par moment, le film agace. L'équation "geek=autiste" finit par me fatiguer, et savoir si Zuckerberg, une personne bien réelle, est un génial abrutit, un altruiste malfaisant ou un frustré sexuel m'indiffère royalement. En fait, le film aurait été parfait s'il avait été détaché complètement de la réalité, à la manière de Antitrust qui peignait en 2001 une compagnie de software que l'on pouvait aisément rattacher à Microsoft, ou bien s'il avait collé à la réalité de façon moins "parti pris". La dimension "à charge" contre le PDG de Facebook me semble exagérée compte tenu du peu d'informations dont on dispose à son sujet pour le moment. Pour finir, le monde de la startup y est représenté de façon totalement caricatural, à tel point qu'il se dégage de temps à autre quelques relents malsains de populisme, laissant à entendre que des milliard de dollards sont placés entre les mains d'irresponsables.
dimanche 10 octobre 2010
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu
Woody Allen n'a pas forcé son talent. Le film est loin d'être désagréable, mais il ne fait que "passer". J'aurai tout oublié demain. Les états d'âmes des uns et des autres sont passés au peigne fin. C'est plutôt bien fait mais suffisamment répétitif chez Allen pour que l'on en exige plus à ce stade. Ce film risque de se confondre avec beaucoup d'autres.
Kaboom
Arakis, toujours aussi déjanté, signe là un petit film très réjouissant. Dans une esthétique hésitant en permanence entre les photos de la Terre vue de Ciel et la blancheur immaculée du film de Lucas, THX 1138, le scénario emballe pêle-mêle tous les codes du réalisateur (ados, sexualité ambivalente, dialogues décapant...) et se permet en plus d'en rajouter avec des scènes fantastiques, volontairement low tech. Ridicules à souhait, mais surtout la garantie que le réalisateur ne se prend pas au sérieux. Pour ceux qui pensent que le cinéma d'aujourd'hui est trop convenu, il y a Kaboom.
mercredi 6 octobre 2010
Trop loin pour toi
Une comédie romantique noyée dans l'eau de rose, totalement inintéressante, et sans aucun scénario. On peut éventuellement y rire une fois, sur un gag à répétition qui exploite la mauvaise isolation sonore des murs entre les chambres des protagonistes...
vendredi 1 octobre 2010
Un Homme qui crie
Une immersion totale dans la ville de Ndjamena. Je l'avoue, Un Homme qui crie est mon premier film tchadien. Intéressant pour beaucoup de raisons: chronologie des événements de la guerre civile au Tchad que nous avions vécus fin 2007 par le prisme de l'affaire de "l'Arche de Zoe", des indices sur l'évolution de l'Afrique des années 2000 (en particulier l'arrivée des chinois dans les affaires - la première fois que je vois cela dans un film africain), et un bon coup de caméra pour ce qui est de filmer la capitale et ses environs (le "bush africain"). Pour le reste, il faut reconnaître que le film reste assez contemplatif et, en ce qui me concerne, ennuyeux... Malgré tout, j'en garde de belles images.
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