lundi 1 novembre 2010

Vénus noire

Long et éprouvant. Rien ne nous sera épargné des souffrances et des humiliations de la Venus Hottentote. Comme si le metteur en scène voulait à tout prix que le spectateur souffre le même martyr que la pauvre Saartje Baartman. Pas un seul répit, pas de repos non plus, de l'insupportable vers l'insoutenable, le film est une épreuve en soi. Côté caméra, ce n'est pas mieux. De la fébrilité assumée. La première moitié du film est montée avec des plans qui sautent sans arrêt d'un visage à un autre. Seule la partie allant du milieu du front vers la lèvre inférieur entre dans le cadre. Le mal de tête est garanti, et l'on se surprend à rechercher les points noirs des personnages tant le gros plan est exagéré. C'est dommage car le misérabilisme tue une histoire à la base intéressante, dans un contexte historique passionnant. Il me semblait qu'un tel film devait conduire à la réflexion plus qu'à la culpabilité.

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