C'est un peu la petite bourgeoisie du cinéma français qui se regarde le nombril. Un petit film intimiste calibré pour le cinquième arrondissement: caméra à l'épaule, gros plan très exagérés, dialogues sur le mode du doute permanent, attitude légèrement exhibitionniste (on filme dans les véritables domiciles des acteurs)... Un point de vue comme un autre après tout. Mais qui ressasse une poignée d'idées très anciennes et pas très originales. Le tout dans une atmosphère que beaucoup qualifieraient de bobo, ce qui en soit ne me dérange pas, mais semble ici ne pas être assumé. Le contraste avec le propos du film (gouverner la France dans une sorte de jeu de rôle) est saisissant de ridicule. Ce qui ressort de ce film est plutôt l'ignorance, de la part des auteurs, d'être déconnectés de la réalité des français.
samedi 25 juin 2011
Blitz
Un film d'action que l'on peut largement éviter d'aller voir. Scénario et dialogue sont très bas de gamme, et pour ce qui est du jeu d'acteur, c'est assez inégal. Statham est toujours aussi bon dans l'action, mais lorsqu'il doit débiter un texte de plus de deux phrases, c'est une catastrophe. Le fil rouge est également assez malsain: puisque la justice est toujours aussi incompétente, autant la faire soi-même... Tout est dit.
vendredi 24 juin 2011
Omar m'a tuer
Le moteur est l'indignation. Au cinéma, c'est un peu léger. S'il s'agit de rendre la salle compatissante au sort de Omar, c'est gagné. Les acteurs se débrouillent bien également. Mais le montage laisse à désirer: il y en a ou trop ou pas assez. Et le côté démonstratif de certaines scènes est parfois exaspérant. Pas d'alerte au chef d'oeuvre sur ce film, qui peut se regarder tout de même.
jeudi 16 juin 2011
Beginners
Une toute petite comédie romantique mêlant le bon et le moins bon. Le spectateur se noie dans la mélancolie, sans qu'il y ait le talent d'une Sofia Coppola pour relever le film. J'ai fini par m'y ennuyer malgré l'originalité et le côté artistique très soigné de certaines scènes. L'ensemble n'est pas trop mal, en dépit des longueurs.
L'affaire Rachel Singer
Difficile d'accrocher à ce polar dont le point de départ est l'amateurisme d'une équipe de 3 espions du Mossad, en proie à de lourds traumatismes, qui échoue lamentablement une opération en se laissant mener la vie dure par un vieux criminel de guerre nazi. Pas vraiment ce à quoi les israéliens nous avaient habitué. Alors quand ce nazi resurgit 30 ans plus tard, encore plus vieux, encore plus méchant, le film devient carrément une arnaque. Et c'est dommage car la thématique, sans être vraiment nouvelle, n'est pas inintéressante: les trois bras cassés avaient menti sur l'issue de leur mission et étaient devenus, entre temps, de véritables héros chez eux.
mardi 14 juin 2011
London Boulevard
Un film qui ne laissera pas un souvenir impérissable mais qui se regarde néanmoins. Le scénario est décousu et le récit se perd à force de trop laisser libre cours aux personnages. Ces derniers en revanche sont bien réussis. Farrell et toute sa suite composent une sorte de magma hétéroclite qui emprunte à de nombreux films du même genre. Pour le reste, je ne vois pas trop matière à m'étaler.
dimanche 12 juin 2011
Limitless
Un petit film d'action parfaitement acceptable, et qui remplit son rôle. Evidemment, le scénario se vautre parfois dans la caricature, mais au moins ce n'est pas au détriment de l'efficacité. Divertissant.
vendredi 10 juin 2011
Une séparation
J'abonderai dans le sens des critiques: une séparation est bien un chef d'oeuvre. Poignant, juste, subtile et d'une densité impressionnante: c'est fou tout ce que le réalisateur a pu injecter, par petites touches successives, dans un seul film. Ce long-métrage est tout sauf démonstratif. Les protagonistes sont des gens biens pour la plupart, confrontés à des problèmes interdépendants et particulièrement réalistes. L'histoire ressemble presque à une partie d'échec où chaque coup peut être gagnant, perdant ou simplement neutralisant. Mais où personne ne cherche à battre l'autre. Le spectateur est plongé dans une matrice où les règles du jeu sont d'une complexité étonnante: chaque décision, geste, mot peut sauver une personne mais entraîner la chute d'une autre. Le statut quo n'est pas permis. Fascinant.
mercredi 8 juin 2011
X-Men : Le Commencement
Un bon X-men comme on les aime. Wolverine manque un peu, dans la mesure où il donnait une dimension un peu comique à la série. En ce qui concerne Frank et Xavier, le casting est plutôt réussi. Kevin Bacon est pas mal non plus en bad guy. Le divertissement vaut le prix du ticket.
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