Voir ce film est une épreuve. On compte les personnes qui quittent la salles comme on compterait des moutons. Stoïque, je suis resté jusqu'au bout. Le guerrier silencieux est découpé en plusieurs chapitres. Avec du recul, je n'en distingue en fait que 3: le guerrier est dans une cage, le guerrier est dans un bateau avec des chrétiens, et le guerrier est dans le nouveau monde. Il faut au moins une thèse de psychologie pour comprendre les messages cachés par l'auteur (s'il y en a), mais surtout une patience indémontable pour refuser de partir. Les effets de caméra et autres ralentis, la violence ou l'amplification exagérée du moindre bruit de pas (et le vent... je n'avais réalisé que le vent pouvait être aussi bruyant!) n'ajoutent que de l'ennui à l'ensemble, car il faut bien dire qu'il ne se passe absolument rien...
mercredi 31 mars 2010
mardi 30 mars 2010
L'arnacoeur
Quelques scènes valent le détour. Le trio formé par les 3 acteurs principaux est particulièrement bien trouvé: tous sont excellents. L'arnacoeur , assez conventionnel dans son format, ressemble à s'y méprendre à une comédie romantique américaine, du genre de celles où Ben Stiller s'éprend d'une jolie petite et rame tout le film pour la séduire. Donc, comme toujours, la marié dit non à la fin pour retrouver celui qu'elle aime vraiment... Il faut aimer ce type de film.
Soul Kitchen
Pour changer, Fatih Akin pratique ici un cinéma léger et fort sympathique. Soul Kitchen amuse et divertit, même si la plupart des effets comiques sont plutôt attendus. On pousse parfois dans le surréalisme quand les épices aphrodisiaques du génial cuisinier (j'ai cru reconnaître le protagoniste de Head On, un acteur formidable) transportent l'assemblée dans une orgie techno assez réjouissante. Le film a quelques tares, bien sûr, mais globalement, j'ai passé un bon moment.
lundi 29 mars 2010
Les chèvres du pentagone
J'ai dormi pendant la moitié de la séance. Il était tard et c'est à peu près tout ce que m'a inspiré le film. Je n'ai pas accroché: que Mac Gregor aille chercher un sujet d'article en Irak en companie de Clooney, qui campe un allumé mystique, peut sembler acceptable pour un scénario. Mais la succession de scénettes complètement invraisemblables rend Les chèvres du pentagone à la limite du regardable. Pénible en fait. J'en viens à me demander s'il n'a pas été écrit pour satisfaire l'appétence de Clooney au grandguignolesque. J'ai préféré m'endormir...
La rafle
Pour l'Histoire, c'était indéniablement un film à faire. Pour l'Histoire justement, un bon film n'aurait fait de mal à personne. Au lieu de cela, les scénaristes de La Rafle nous ont pondu une guimauve, caricaturale au possible, avec les bons vieux clichés que l'on se surprend toujours à espérer qu'un jour, ils ne réapparaissent plus. La plupart des acteurs (une brochette de stars) surjoue pour compenser (j'imagine?) l'absence d'un véritable scénario de cinéma. Le résultat, navrant, présente une succession de scènes sans substance et démontre (une fois de plus) par A + B que le thème ne fait pas le film. L'inspiration viendra du côté de l'équipe dédiée aux effets spéciaux: force est de reconnaître que la reconstitution du Vel d'Hiv, pour le coup, n'a pas été bâclée.
Ghost writer
De loin le meilleur polar de ce début d'année. L'atmosphère est remarquable. Des décors très épurés baignent dans une image aux tons indescriptibles (bleus, gris, bleu marine) sombres et élégants. Le lieu de l'intrigue est particulièrement bien choisit: une maison au design graphique au bord de la mer. Polanski, comme à son habitude, préfère suggérer plutôt que de montrer. La tension croît linéairement, l'intensité dramatique ne se relâche jamais vraiment, et, cerise sur le gâteau, le dénouement est de bonne qualité, conférant au film une ponctuation quasi-parfaite. Ce long-métrage a du souffle, celui du sportif qui court les longues distances, et du style, celui d'un journaliste qui déballe tout au fur et à mesure qu'il comprend. Du bon cinoche!
lundi 22 mars 2010
Precious
J'ai été vraiment navré d'entendre les critiques négatives de ce film. Personnellement, j'ai adoré. C'est vrai, on y cède facilement en misérabilisme. On a parfois l'impression que le réalisateur est payé au nombre de manifestations lacrymales recensées dans les salles obscures. Mais les deux actrices principales sont excellentes: la petite precious, renfrognée à souhait, et sa mère détestable, à qui l'auteur a le bon goût de ne pas chercher d'excuses (on en était pas loin, mais il a fini par se retenir). Pour ceux qui arrivent à mettre de côté la tendance insupportable du film à charger sa pauvre héroïne (le scénario ne lui passe absolument rien, de peur que le spectateur s'en désintéresse...), l'ambiance, la qualité des dialogues et la cocasserie de certaines situations vaut vraiment le détour!
Daybreakers
Voilà un bon film de vampire. De ceux qui nous rappellent par des métaphores grand public (entendre: "si tu la vois pas ma métaphore, c'est que tu as de la boue dans les yeux!") ce qu'est un écosystème, ou plus simplement qu'une espèce ne peut être dissociée de son environnement. L'idée qui sous-tend l'intrigue est simple et efficace: la Terre n'est plus peuplée que par des vampires et les hommes sont en voie de disparition. Comment les vampires vont-ils s'approvisionner en sang humain? Face à la catastrophe, plusieurs approches se dessinent. Toute ressemblance avec des tendances sociales observées dans nos sociétés modernes est bien entendu tout sauf le fruit du hasard! Pleins de détails croustillants émaillent ce long métrage de deux heures, l'atmosphère possède un rendu assez particulier (curieux, tout y est verdâtre...?). Bref du bon boulot de vampire, divertissant à souhait.A single man
Au moins dans un film de couturier, les acteurs sont bien habillés. Pour le reste, Tom Ford s'éternise sur des détails sans importance qui ont rapidement provoqués dans la salle l'endormissement général. Il est rare en effet de voir autant de personnes sombrer en même temps dans un sommeil profond. Le film ne raconte rien de spécial. Il s'agit juste à l'auteur de faire du beau avec sa caméra, quitte à devenir prétentieux parfois. On sort à l'occasion quelques top models un peu efféminés pour éveiller les sens des demoiselles et des messieurs concernés, des regards, des sourires, on emballe, on pèse et hop! un film. Quel ennuis...
Tsar
On ne voit pas souvent des grandes productions russes. Tsar en est une: beaucoup d'acteurs, des décors d'époque etc... On y parle de la fin de règne de Yvan le Terrible (deuxième moitié du 16ème sciècle). L'auteur avait manifestement entre les mains un scénario un peu mou pour un film grand public, mais intéressant pour un film plus intimiste: le tsar, complètement fou, est entouré d'une bande de béni oui oui qui ressembleraient presque aux débiles de Mad Max, et s'entiche d'un patriarche qui passe son temps à peser les "pour" et les "contre" de sa collaboration avec son demeuré de souverain (est-ce terrible de dire non à Yvan?) . Le sujet de départ devient très vite anecdotique. Les nombreuses scènes ultra-violentes détournent le spectateur du propos (ou de ce qui me semblait être le propos) initial du film. Place à la torture et à la cruauté gratuite, exit la valeur historique et psychologique de Tsar. De temps en temps, quelques visages pincés nous rappellent que le patriarche et les siens n'approuvent pas ces méthodes sanguinaires. Tout cela est très léger pour un film qui s'affiche comme présentant une sorte de thèse. Mauvais dans tous les sens du termes.
Shutter Island
Dans Shutter Island, il y a largement de quoi divertir son homme. Les décors, l'ambiance, les acteurs: tout est impeccable! L'atmosphère de vieux film d'épouvante lui donne un petit côté "vintage" assez bien réussi. Malheureusement, le scénario tire sur les mêmes ressorts que beaucoup d'autres films du genre de Le sixième jour ou Les autres. Personnellement, je m'attendais au retournement de situation final qui m'a laissé sur une impression de banalité cinématographique alors que je suis obligé de reconnaître que ce long métrage est de très bonne qualité. Deuxième bémol: ces flash-backs pénibles ainsi que l'évocation des camps nazis pour justifier à posteriori les troubles de Léonardo. Sur ce point particulier, Scorcese n'a pas forcé son talent.
mardi 2 mars 2010
Une éducation
L'histoire classique d'une adolescente qui se laisse séduire par un élégant jeune homme au portefeuille bien garni. Le résultat est excellent. Les acteurs sont très bons, les dialogues savoureux, tout y est impeccable jusqu'aux seconds rôles. Un film enjoué dont on ressort de bonne humeur.
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