Ce Clint Eastwood est pas mal. Les trois petites histoires en parallèle sont bien amenées. Si Cécile de France est passée complètement à côté de son rôle (toujours en garçon manqué alors qu'elle est censée incarner une présentatrice politique à la télévision), le reste de la troupe, heureusement, est très bon. Dans un film cathédrale aux accents métaphysiques, Eastwood a eu le bon goût de mettre vraiment le paquet sur ses personnages et non sur les phénomènes paranormaux qui auraient pu devenir pesants à la longue. Ceux-ci sont finalement anecdotiques. Au-delà, c'est un peu une construction à la Inaritu conjuguée à un enchaînements de séquences à la Richard Curtis dans Love Actually. Au final, j'ai passé un moment agréable, en faisant abstraction de la fin un peu bâclée aux violons.
lundi 31 janvier 2011
jeudi 27 janvier 2011
Comment savoir ?
Malgré ses personnages attachants et la bonne humeur qui se dégage de cette comédie, Comment savoir? souffre d'une platitude déconcertante. On s'y ennuie terriblement. Les séquence nappées de violons paraissent interminable. Pas moyen de rire un bon coup. Une soupe maigre.
dimanche 16 janvier 2011
Poupoupidou
Sous la neige du Jura, un film d'enquête très tranquille. Le héros incarné par Rouves n'est pas un violent. Plutôt un obstiné, un peu à la Maigret. Le film avance lentement (à l'image d'une personne qui marche dans la neige?). La progression est très linéaire et chaque séquence apporte son lot de mini-découvertes. L'ensemble est plutôt amusant et même agréable à regarder, sans révolutionner le cinéma pour autant. Pas mal.
samedi 15 janvier 2011
Harry Brown
Un film noir absolument remarquable. Joué à la perfection par un Michael Caine exceptionnel, Harry Brown possède une densité que l'on retrouve rarement de nos jours. Les deux "vieux", que la vie tire irrésistiblement vers la fin, affichent une épaisseur dont le contraste avec la jeunesse environnante est saisissant. L'intensité dramatique augmente en crescendo tout le long du film pour atteindre son paroxysme dans une révolte de banlieue filmée avec un réalisme extraordinaire. La perte des valeurs semble être au coeur de la réflexion de l'auteur. On s'interroge sur les difficultés des générations successives à se comprendre, ou pire encore, à cohabiter. Dans ce film, aucune approche communautaire: la violence n'est qu'une conséquence de la misère. Le cinéma britannique a beaucoup de leçons à donner à Hollywood. Indéniablement le meilleur film de ce début d'année.
vendredi 14 janvier 2011
The Green Hornet (3D)
La 3D est une plaie. J'ai une extrême indulgence vis-à-vis des technologies encore bancales, mais dans le cas de la 3D, mes limites ne vont pas tarder à être atteintes. Pour les spectateurs qui portent des lunettes, c'est donc deux paires de lunettes qu'il faut porter, ce qui se traduit par un serrage douloureux au niveau des oreilles. En outre, je trouve bien désagréable que les lunettes 3D assombrissent l'image à ce point. Cette situation déjà bien inconfortable est rendue carrément insupportable si l'on réalise que la 3D catalyse les incivilités en conférant aux spectateurs des oeillères qui les isolent de leurs voisins. Dans le cas de The Green Hornet qui plus est, la 3D est une escroquerie. Rien ne la justifie si ce n'est le générique de fin. Sinon le film n'est pas extraordinaire. Et pour qui s'attend à retrouver l'imaginaire de Gondry, il pourra même paraître un peu décevant. Il reste divertissant, avec quelques temps morts toutefois.
lundi 10 janvier 2011
Que justice soit faite
Bronson en un peu plus hightech. Aussi malsain que Taken et From Paris with love, Que justice soit faite est tout de même est un peu mieux réalisé que les deux précédents et se laisse regarder si l'on n'est pas trop exigeant sur le scénario. "Punir les sales types ou protéger les innocents": le responsable de ce film a clairement choisi son extrême. Cela peut devenir pénible pour des esprits plus progressistes. Néanmoins l'action et le suspens sont suffisamment bien travaillés pour masquer ces effets dérangeants.
jeudi 6 janvier 2011
Somewhere
La magie de Somewhere opère immédiatement. Il ne se passe rien, et pourtant je trouve le film très agréable à regarder. Je suis rentré dans le film sans aucun problème, et mieux encore, je n'ai jamais été attaqué par l'ennui. D'une facture à peu près identique à ses précédents films, le petit dernier de Sophia Coppola revêt un supplément d'âme que l'on ne retrouvait pas auparavant. L'atmosphère doucereuse qui règne sur la pellicule convient parfaitement bien au milieu holiwoodien, dont on a l'impression qu'il est en déliquescence permanente depuis quasiment ses débuts. Du très bon cinéma ("d'atmosphère").
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