Après les dix premières minutes d'un début assez laborieux et il faut le dire, assez convenu, le nom des gens prend toute la mesure de son propos. La comédie est très réussie, et frappante d'originalité. Encore une fois, il faut vraiment mettre de côté ces dix premières minutes où l'on croit l'auteur parti pour nous refaire un "sous-Amélie Poulain". En fait, pas du tout et au final une très bonne surprise, avec en prime quelques fous rires, beaucoup de sourires et une bonne dose d'intelligence. Un film qui fait du bien, et divertit tout en interrogeant.
vendredi 26 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
La Famille Jones
Une comédie plutôt réussie, qui interroge avec une certaine finesse sur les rouages du marketing à travers un cas bien particulier, et on l'espère mais sans trop y croire, inventé pour le film: le marketing "furtif". Le réalisateur a su préserver la simplicité du message sans surenchère de gags inutiles comme c'est malheureusement le cas trop souvent dans les comédies actuelles. Bien sûr, l'ensemble reste assez démonstratif (voire parfois caricatural), mais tout cela n'est autre qu'un attribut de la comédie et se confond donc avec le genre.
vendredi 19 novembre 2010
Welcome to the Rileys
Pour une deuxième séance plutôt intello, beaucoup d'ado dans la salle. Il m'a fallut tout un film pour comprendre que l'actrice principale n'était autre que Bella, la petite humaine amoureuse de vampires et autre loups garous dans Twilight... Dans Welcome to the Rileys, rien à voir. Celle fois, Kristen Steward qui visiblement n'en pouvait plus d'étouffer sa sexualité sous la pluie de Seatle, se débride complètement dans les nuits chaudes de la Nouvelle Orléans. Elle tombe sur le gros Gandolfini qui préfère la considérer comme sa fille et l'adopte quasiment avec sa femme. Problème: elle est juste un peu prostituée... Le film est pas mal mais s'essouffle assez vite lorsque commence la reconstitution familiale. La fin semble un peu pâlichone à côté de l'ambition affichée du scénario.
Red
Un petit film d'action tout juste acceptable. Les acteurs ne font pas que feindre la vieillesse. Il se dégage de Red une langueur assez inhabituelle pour ce genre de film. Le scénario est paresseux, mais certaines scènes ne sont pas désagréables. Pas de quoi satisfaire pleinement son monde: "on peut le voir à la rigueur".
Potiche
Une excellente comédie, jouée à merveille par des acteurs qui n'ont plus rien à prouver. Une distribution aussi imposante aurait pu conduire à un film paresseux, comme c'est souvent le cas avec les films français. Point ici. Tout n'est que réjouissance du début jusqu'à la fin. Les personnages sont à croquer. Les décors "années 70" sont réussis à la perfection, les dialogues bien sentis. Un grand moment de détente avec le sourire, qui plus est un long métrage de très bonne facture! Pour moi, ce qui se fait de mieux en matière de comédie ces derniers mois.
Rubber
Cela fait toujours du bien de voir des films originaux dans lesquels les réalisateurs se creusent la tête pour exposer leurs différences. Rubber est de ceux-ci. C'est l'histoire d'un pneu qu'il ne faut pas énerver... Dans le registre de l'absurde, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu de bon film. Si l'on ne s'encombre pas des détails de sens, il faut bien reconnaître que c'est assez comique. La BO aussi est sympa.
vendredi 12 novembre 2010
Unstoppable
Un bon petit film d'action qui remplit parfaitement son rôle. Tony Scott, qui, tout en travaillant sur une matière moins noble que son papa (on parle quand même d'un vulgaire train de marchandises qui se traîne à 60km) parvient à relever une gageure: créer de l'intensité dramatique. Des travelings, d'innombrables plans en hélico, un petit coup de caméra à l'épaule... On pourrait presque trouver que la Pennsylvanie est belle à Stanton... Le tout est emballé dans un montage efficace, comme quoi il n'est pas toujours nécessaire de s'embarrasser d'un scénario. Du bon boulot.
jeudi 11 novembre 2010
Date limite
A mon sens l'une des comédies les plus lamentables de ces derniers temps. Date limite suscite d'autant plus l'énervement que d'habitude, Downey Jr. possède un pouvoir comique plutôt fort. Il ne se passe pas une seconde sans que l'on se demande comment il a pu s'égarer dans un scénario aussi nul, assorti de dialogues et de gags aussi affligeants. Mauvais goût prononcé, gags hyper attendus et pas drôles, rien ne pourra sauver ce film.
La Princesse de Montpensier
Le duc d'Anjou est Henri III, frère de Charles IX et futur roi de France. Catherine de Medicis est leur maman et tire les ficelles du pouvoir. Le duc de Guise (Gaspard Ulliel) n'est guère aimé du Duc d'Anjou. Il est l'un des principaux acteurs de la Saint Barthélemy et sera assassiné plus tard dans le château de Blois. La princesse de Montpensier et son mari sont nettement moins connus. Je suis trop paresseux pour vérifier s'ils ont vraiment existé (si des lecteurs avertis de ce blogs détiennent cette information, merci de commenter le commentaire plus bas!). Ceux qui ignorent ces détails historiques seront perdus dès les premières minutes du film. Pour le reste, Bertrant Travernier nous gratifie d'un film de bonne facture à la distribution inégale. Mélanie Thierry est pas mal du tout dans le rôle de la princesse, Ulliel surjoue en Rambo de la Renaissance, Personnaz (que je ne connaissais pas), est impeccable en Henri III (il lui ressemblerait presque), Lambert Wilson est bien, Leprince-Ringuet ne fait pas son rang (il est censé jouer un prince...). Une fois distribués les bons points, la princesse de Montpensier consiste en un récit extrêmement linéaire et méthodique, mais loin d'être désagréable. Le réalisateur se cherche entre un film d'ambiance et un film d'action. Cette hésitation est assez palpable. J'ai pris du plaisir à regarder de long-métrage, toutefois il faut bien reconnaître que ce n'est pas ce que Tavernier a fait de mieux.
dimanche 7 novembre 2010
Des Filles en noir
Pas d'un grand intérêt. Deux adolescentes sont obsédées par le suicide. Leur comportement, tellement caricatural déclenche parfois le rire... On est loin de l'effet recherché! Le film reste trop superficiel pour que l'on ait envie d'entrer dedans. Une bonne note cependant: l'une des actrices est vraiment bien (celle de droite sur la photo). Des filles en noir n'est pas un mauvais film pour autant. Plutôt une histoire qui se cherche. Ou un essai.
Buried
Ce genre de film-concept me fatigue. Il faut voir Buried comme un exercice de style. Tout y est tellement téléphoné qu'on finit presque par s'ennuyer. Un comble pour un film de suspense. La succession d'événements (franchement, le coup du serpent qui sort de nulle part...!) et de discussions téléphoniques hautement improbables a d'ailleurs fini par m'achever. C'était assez étonnant de voir que la salle était malgré tout remplie de spectateurs attendant après la libération du prisonnier dans son cercueil alors que le concept voulait qu'il y reste...
samedi 6 novembre 2010
Fair Game
Un thriller bien ficelé, efficace et bien joué. Certes le sujet finit par être banal à la longue (il n'y a qu'à voir le nombre d'articles de ce blog écrits depuis un an sur le sujet), mais après tout c'est plutôt un point positif pour une nation que d'explorer son passé en variant les angles. Cette fois, le spectateur est placé en plein coeur des services de renseignement de la CIA, peu de temps avant que les Etats-Unis ne tentent de forcer le conseil de sécurité des Nations Unis, à grand renfort de mensonges, à intervenir en Irak. Sean Penn joue à la perfection le diplomate à la retraite, à qui on ne la raconte pas, que la haine d'un pays tout entier n'affecte pas tant il méprise l'ignorance de ses concitoyens. Sa femme, agent de la CIA, a été jetée en pâture aux journalistes, perdant ainsi toutes ses couvertures et mettant en danger l'ensemble de ses missions à l'étrangers. Le récit part de cet élément simple et évoque de façon démonstrative les différentes phases de la crise au sein de leur couple, sans jamais tomber dans l'emphase. Fair Game n'essaie pas de sortir de sa catégorie. Il ne faut pas y rechercher de la virtuosité, de l'esthétique, ou autres valeurs en général fort appréciées des cinéphiles. Seulement un film où les faits qui s'enchaînent peuvent symboliser à eux-seuls les travers d'une époque folle où une nation pensait partir en guerre pour dénucléariser un dictateur.
mercredi 3 novembre 2010
Very bad cops
Petite comédie légère, amusante par partie, qui manque globalement de rythme. Quelques bonnes trouvailles renouvellent un peu le genre, mais sans jamais rendre hilare. Very bad cops est un divertissement acceptable, qui fait du bien par les temps qui courent et compte tenu du peu de comédies à l'affiche.
lundi 1 novembre 2010
Vénus noire
Long et éprouvant. Rien ne nous sera épargné des souffrances et des humiliations de la Venus Hottentote. Comme si le metteur en scène voulait à tout prix que le spectateur souffre le même martyr que la pauvre Saartje Baartman. Pas un seul répit, pas de repos non plus, de l'insupportable vers l'insoutenable, le film est une épreuve en soi. Côté caméra, ce n'est pas mieux. De la fébrilité assumée. La première moitié du film est montée avec des plans qui sautent sans arrêt d'un visage à un autre. Seule la partie allant du milieu du front vers la lèvre inférieur entre dans le cadre. Le mal de tête est garanti, et l'on se surprend à rechercher les points noirs des personnages tant le gros plan est exagéré. C'est dommage car le misérabilisme tue une histoire à la base intéressante, dans un contexte historique passionnant. Il me semblait qu'un tel film devait conduire à la réflexion plus qu'à la culpabilité.
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