Dupontel est le vilain. Certaines scènes sont hilarantes (ça n'engage que moi!). On a affaire ici à un petit film sans prétention plutôt réussi malgré quelques lourdeurs scénaristiques. Catherine Frot, avec ses cheveux grisonnants et son maquillage low cost est un bien curieux choix d'actrice principale. Dans ce film, on ne fait passer aucun message. Et du reste, l'esthétique y est totalement absente. Mais Le vilain reste assez efficace sur le plan du rire, et si l'on ne se fatigue pas des frasques de Dupontel, au final cela reste un bon divertissement.
dimanche 29 novembre 2009
rapt
L'intensité dramatique est cultivé avec soin. Le scénario explore brillamment les comportements et les intrigues de toutes les parties face à l'enlèvement d'un capitaine d'entreprise. On pourrait se déclarer fatigué de regarder des films de kidnapping, mais rapt surpasse à mon avis la plupart des autres par la finesse son scénario. Toutefois, Lucas Belvaux ne signe pas pour autant un chef d'oeuvre. La faute, probablement à son directeur de casting, dont on pourrait presque croire qu'il a cherché à saboté le film tellement les acteurs qu'il a aligné autour de Attal et Consigny (très bien tous les deux) sont mauvais. C'en était presque atterrant! Pour finir, l'attitude du personnage que joue Attal dans la dernière phase de l'histoire est assez étonnante. Je ne suis pas sûr qu'elle soit bien cohérente avec tout ce qu'il est censé avoir enduré. Mais ce dernier commentaire, pour être développé, nécessiterait de révéler la fin... chhhhut!
vendredi 27 novembre 2009
Vincere
avant: des critiques dithyrambiques, sortie unanimement saluée par la presse.
après: le film est de bonne facture, la mise en scène est impeccable et les acteurs sont effectivement très bons. Pour le reste, il faut aimer le sujet: après avoir eu une aventure de quelques années avec Mussolini, Clara et son fils sont littéralement ignorés par le Duce. Elle s'obstine à essayer de le récupérer; il essaye plutôt d'étouffer l'affaire. Elle finit par se faire enfermer dans un asile, jamais ne renoncera et finira par en mourir. N'étant pas amateur de ce genre d'histoire, j'ai eu un peu de mal à apprécier la qualité cinématographique de Vincere. Toutefois, force est de reconnaître que Bellocchio a signé là une oeuvre assez poignante.
jeudi 26 novembre 2009
2012
Un mauvais blockbuster, long et ennuyeux, que les effets spéciaux ne parviennent même pas à sauver tant ils sont laids. Aucune intensité dramatique: le comble pour un film de ce genre!! Probablement écrit par des scénaristes un lendemain de fête, ou lors d'une dépression sentimentale.
micmacs à tire-larigot
Le film, qui manque cruellement de rythme, compense par une succession de petites scènes sur fond de mécanique délicieusement rétro, pleines d'inventivité à la Jeunet, et par la grande sympathie se dégage des personnages (des bons acteurs que l'on connaît tous, visiblement pas mécontents de se retrouver là). Le scénario cul cul la praline n'aide certes pas les acteurs, mais l'ensemble se regarde sans problème si on laisse ses exigences à la maison. "Sympathique" serait le mot qui conviendrait le mieux pour décrire ce long métrage.
mardi 24 novembre 2009
avant: sélection officielle à Canne. Télérama, Le Monde, ils ont adoré.
après: pénible, long, TRES long, ... Une camionnette traverse Manille pendant plus d'un quart d'heure, la caméra ne fait rien d'autre que filmer les visages des passagers sans aucune lumière, et c'est absolument insupportable. Il paraît que les regards des personnages sont intéressants... ah bon? Et après 1h50 de torture chinoise (aux Philippines), on a finalement assisté à un viol, un meurtre, un dépeçage et un long, TRES long trajet en camionnette.
samedi 21 novembre 2009
twilight 2
Si d'aucuns se demandent encore de quoi est constitué le vide, ce chapitre 2 intitulé "tentation" apportera certainement quelques éléments de réponses... Quand bien même les 2h10 de film seraient concentrés en 5 minutes, on continuerait sans doute à s'ennuyer mortellement, c'est dire... Je n'ai rien de positif à écrire sur ce film.
In the loop
Des ministres et leurs conseillers cohabitent dans un microcosme malsain au point d'en devenir comique à l'extrême. Les dialogues hilarants - des suites de vannes bourrées d'insultes toujours bien colorées et souvent vulgaires - sont portés par des situations humoristiques ultra efficaces. J'ai passé un excellent moment, même si avec du recul, je me vois mal enchaîner 3 films de ce genre en une semaine: la rareté est ici une valeur ajoutée non négligeable!
mardi 17 novembre 2009
L'imaginarium du docteur Parnassius
Le film est particulièrement décousu. On pourrait trouver cela normal connaissant Terry Guilliam et le genre dans lequel il excelle. Mais ici, je doute que ce soit voulu... L'Imaginarium... se laisse regarder sans problème et les acteurs sont plutôt en forme (pour ceux qui ont joué jusqu'au bout...). Toutefois, la copie rendue reste assez sale et brouillonne. L'imaginaire du fameux docteur ne fait pas spécialement rêver, et la plateforme principale des acteurs (une roulotte à étages), tout originale qu'elle soit, me semble trop réduite pour que des acteurs de la trempe de Heath Ledger puisse laisser vraiment libre cours à leur expansivité. Pourquoi pas au théâtre??
Away we go
Petit film intéressant et bien agréable à regarder. Un couple trentenaire passe avec succès le stade de la conception, et entreprend ce qui deviendra une sorte de tournée nord américaine de couples amis/parents. Les couples visités apparaissent comme des vitrines au travers desquelles les protagonistes recherchent leur propre identité familiale. Malheureusement, certaines familles tombent dans la caricature, et Sam Mendes, l'auteur, ne peut s'empêcher les habituelles petites touches moralisantes: trop de bonheur peut cacher un gros malheur et vice versa... Ah bon? Ceci étant, Away we go fait partie des bon films de la semaine.
The box
L'idée de départ, intéressante, est habillée par un décors délicieusement rétro des happy days et portée par un couple d'acteurs bien appliqués. Le problème survient lorsque le spectateur comprends que toute la mécanique du film, axée et formatée autour d'une sorte de théorie du complot (NASA, FBI,...) progressivement démêlée par les deux protagonistes, n'est en fait qu'une diversion pour lancer un film fantastique creux au possible (deuxième moitié du film), et truffé de réflexions philosophiques qui, personnellement, me dépassent largement. Le résultat est décevant.
Les vies privées de Pippa Lee
Un film mou et ennuyeux sur une femme qui ne présente pas d'autre intérêt cinématographique que d'être aimable et probablement sincère avec tout le monde. A cheval entre un film contemplatif et un film de caractère, le résultat manque royalement de substance, pour ne pas parler de platitude...
Lucky Luke
Une gallerie de personnages qui se superposent, campés par des acteurs qui n'y croient pas une seule seconde. Il n'y a pas d'histoire, les scènes ne sont pas drôles, quel que soit le degré d'humour affiché. Je trouve ce film affligeant. J'éprouve même une certaine honte à l'idée que le cinéma français puisse s'identifier à ce genre de production.
jeudi 5 novembre 2009
Jennifers's body
Le film est efficace et dans l'ensemble assez bien ficelé. On y retrouve tous les classiques du genre, ni plus, ni moins. La jeune fille de l'affiche doit dévorer des corps humains pour survivre. Le réalisateur a le bon goût de ne pas tomber dans les mièvreries habituelles destinées aux adolescents et aux adulescents. Il se concentre sur ses deux personnages principaux (deux ou trois, selon appréciation), sans philosophie de trottoir.
White out
La critique était médiocre et pour cause. Le film mise tout sur son décors de neige artificielle, qui devient fatiguant à la longue. Le scénario est par ailleurs inexistant: il ne reste plus grand chose.
dimanche 1 novembre 2009
this is it
Mon regard sera probablement un peu biaisé: j'ai vu le film dans une salle réactive, qui applaudissait à chaque tube! MJ est en grande forme! Curieux d'ailleurs, lorsqu'on sait qu'il décède le surlendemain... Sa voix n'est pas toujours au RDV (en particulier lorsqu'il s'énerve dans "what about us"), mais question danse, le spectacle est comme toujours époustouflant! Personnellement, j'ai passé un bon moment.
Clones
Petit blockbuster sans prétention, au scénario (très) paresseux. Quelques relents de iRobot. Le film reste assez divertissant. L'idée ultra-simpliste et totalement irréaliste d'un point de vue philosophique, d'affecter un clone pour chaque individu, aurait toutefois gagnée à être creusée un tantinet, afin que le film puisse être au moins qualifié de "bon blockbuster". Pour finir, le terme de clone me semble moins approprié que celui, beaucoup plus évocateur, qui est utilisé en anglais: surrogate. Je précise donc pour les plus scientifiques qu'il n'est absolument pas question ici de génomique: les clones sont des machines, ce qui confère au film un petit côté has been des années 80 et le lave de toutes les craintes que doit susciter à mon sens un bon film de SF (qui se sent inquiété par un clone-robot alors que son petit frère biologique semble tellement plus proche de nous et sujet à la déviance?).
Le ruban blanc
avant: palme d'or, très bonnes critiques.
après: la première demi-heure est assez longue, puis le récit se met en place de façon extrêmement précise. L'intensité dramatique augmente sans relâche, l'intrigue se complexifie pour atteindre son apothéose... au générique final. Quelle frustration! Après réflexion, il s'agissait uniquement d'analyser les comportements intériorisés des habitants d'un village conçu par le réalisateur comme un laboratoire. C'est vrai, quel est donc l'intérêt de préciser la fin si les spectateurs manifestement visés sont ceux que l'on peux voir en train de lire Hegel ou Kant en attendant leur bus? Dommage.
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