Très mignon, amusant et bien joué, Les émotifs anonymes méritent un petit détour. Dans un décors gentiment désuet, deux émotifs tentent de concrétiser leur amour l'un pour l'autre. L'idée de départ est originale et finalement assez puissante pour que la consistance du film soit préservée tout le long. Poelvoorde excelle dans son rôle de patron de PME luttant pour dissimuler sa timidité maladive. On pourra reprocher au scénario quelques redondances d'effets comiques un peu faciles, mais dans l'ensemble le film est plutôt réussi.
vendredi 31 décembre 2010
mercredi 29 décembre 2010
Mon Beau-père et nous
Une comédie que l'on peut se passer d'aller voir. De quoi esquisser un petit sourire de temps en temps, mais rien de désopilant. Ni bon, ni mauvais, il faut juste aimer le genre et son concept.
mardi 28 décembre 2010
Another year
Le commentaire sera taxé "d'intello" si j'ai le malheur de dire que le film est réussi mais ennuyeux. C'est pourtant ce que j'ai ressenti, peut-être dû au biais que je revendique d'être un fan de Mike Leigh. Another year est une petite comédie humaine extrêmement juste, jouée à merveille, basée sur les échanges entre un couple stable qui fait office de plate-forme centrale dans le récit et ses visiteurs habituels (amis ou famille). Certains viennent pour consulter, d'autre pour se rassurer ou tout simplement se sentir bien. De ce côté, le film est incroyablement bien réussi. Mike Leigh souhaite agir dans la longueur: comme le dit le titre, son unité de temps est l'année. La routine du couple pèse terriblement sur le film, et pour un esprit encore jeune et volatile comme le mien, cela s'assimile parfois à de l'ennui. Le cinéaste semble dire que le défi est précisément d'apprendre à aimer cette routine.
dimanche 19 décembre 2010
Un balcon sur la mer
Un film passable, dans lequel chacun fait son travail, mais où les convictions sont restées à la maison. Le récit est somme toute assez classique, les émotions que ressentent les protagonistes déjà analysées un nombre incalculable de fois dans de précédents long-métrages mieux réussis. Des flash-backs un peu lourds viennent appesantir un scénario déjà bien plan-plan.
De vrais mensonges
Toute petite comédie sans grand intérêt, à peine amusante. Difficile d'entrer dans ce film où les acteurs sont au service d'un scénario qui tient en deux lignes à peine. Chacun à beau se débattre, le résultat n'en laisse pas moins indifférent.
samedi 11 décembre 2010
Les trois prochains jours
J'ai réalisé au bout d'une dizaine de minutes qu'il s'agissait d'un remake de Pour elle. Haggis aurait pu s'affranchir de cette réalisation qui n'est qu'une pâle copie de l'originale. Le film s'étire en longueur, perd en intensité dramatique (pour ne rien gagner en échange), et le couple que forme Russel Crowe avec sa prisonnière de femme n'arrive pas aux chevilles du duo Vincent Lindon/Diane Kruger (qui, déjà, était simplement bon, et non exceptionnel). On ressent par ailleurs tout le mal qu'a eu Haggis à faire coller l'intrigue à l'urbanisme américain: à Pittsburgh, les rues sont trop grandes, la densité pas assez importante... le scénario se dilue à mesure que les routes s'élargissent. De fait, le scénario original était très bien. Tout ce qui s'en écarte est particulièrement mauvais, c'est dire combien les scénaristes ont fait preuve de créativité dans les trois prochains jours...
Scott Pilgrim vs the World
De l'indépendant américain aux accents très prononcés de jeux vidéos. Des scènes graphiques ou des dessins animés totalement surréalistes sont insérés en permanence dans le cours du film, ce qui lui confère une certaine originalité. Mais le film n'est ni intéressant, ni drôle. Aucune accroche n'est permise dans un scénario décousu à outrance. Je n'adhère pas non plus à l'univers visuel de l'auteur. Dommage car on y sent plein de bonne volonté et les acteurs semblent s'y régaler.
jeudi 9 décembre 2010
We are four Lions
En dehors de la scène finale qui est hilarante, We are 4 Lions offre quelques poilades (isolées) bien senties, mais cède malheureusement trop souvent au grotesque. Le film est plombé par son scénario. Les acteurs sont assez inégaux. Le résultat n'est pas désagréable pour autant.
mardi 7 décembre 2010
Memory lane
Les jeunes ont peut-être 23 ou 25 ans. Ils sont très sages, très calmes. Parfois ils sortent le soir. Tranquillement. Memory lane est un film de spleen sur un groupe social sous représenté dans le cinéma (je reprends là une remarque que j'avais trouvée très juste du Masque): la jeunesse des classes moyennes au sortir de son cycle d'étude supérieur. On est là sur un exercice de style: le film d'atmosphère, dans lequel il ne se passe pas grand chose. C'est un peu l'antithèse de La vie au ranch. Le réalisateur porte sur les personnages un regard existentiel qui devient très vite exaspérant. Mais les acteurs sont très convainquants, voire même attachants. Pour qui n'est pas cinéphile (au sens "intello" du terme), il faut clairement rester à la maison. Pour les autres, ce long-métrage sera l'occasion de pénétrer un univers particuliers, sans jamais tomber dans la nostalgie, dont la description est appuyée par une bande son qui semblerait presque sortie d'un film de Sofia Coppola. Personnellement, je suis partagé entre ces deux appréciations.
dimanche 5 décembre 2010
Machete
Du Tarantino? Non du Rodriguez. Ca y ressemble mais dans le fond cela n'a rien à voir. Machete est un délire hispanique, dont l'action se situe au Texas (on se croirait au Mexique!), et qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne se prend pas au sérieux. Rodriguez dès la première scène déballe tous les codes du films: Machete est un amateur de belles lames et de gros calibres, gagne toujours à la fin, plaît aux femmes et ne connaît pas la modestie. Un savant mélange entre Rambo et OSS117. La distribution est remarquable. Le film oscille en permanence entre action, gore et humour. Un bon moment de cinéma.
samedi 4 décembre 2010
A bout portant
Un film d'action très efficace. L'adjectif "haletant" est utilisé par tous les journaux: je pense qu'il convient effectivement. Certes le scénario est médiocre, mais pour une fois que la partie "action" est vraiment réussie, je ne boude pas mon plaisir. Ce que les américains font avec des voitures, les français l'ont réussi ici ... avec de la course à pied. Le résultat est là: des scènes très réalistes au service d'une dynamique remarquable. Les acteurs sont convainquants. A bout portant mériterait un vrai succès à l'exportation.
Harry Potter et les reliques de la mort - Partie 1
Les critiques que j'ai pu lire dans la presse sont assez justes: Harry Potter est effectivement celui qui joue le plus mal. Dommage! Ceci dit, le film nous donne exactement ce qu'on en attend, ou, dit autrement, il ne manque pas une virgule du livre. Encore dommage car j'aurais bien volontiers coupé dans les (chastes) nuits de camping interminables de Potter et Hermione. Même si celles-ci sont teintées d'angoisse, elles ne s'accommodent guère des scènes d'action qui les entourent. Pas de quoi rouspéter tout de même: le spectacle est au RDV, les acteurs périphériques, recrutés au sein de l'élite shakespearienne anglaise, sont toujours aussi réjouissants. Du bon travail.
jeudi 2 décembre 2010
Monsters
Des monstres géants à tentacules sont confinés tant bien que mal dans une zone au nord du Mexique. Un homme et une femme au physique de Paris Hilton traversent cette région hostile alors que le bon sens commande de ne pas le faire. Les personnes qui les accompagnent se font déchiqueter une par une, tandis que les deux héros continuent leur chemin. Il n'y a donc pas vraiment "d'histoire". Au fond, Monsters est plus un film d'atmosphère, et de ce point de vue il est assez réussi. La photo est belle, les séquences bien filmées et les deux acteurs jouent plutôt bien. Mon impression se résume ainsi: un méli-mélo de tous les derniers films de science-fictions catastrophistes de ces deux dernières années (Avatar pour les tentacules lumineuses, La route et Le livre d'Eli pour la marche à pieds en milieu inhospitalier, ...) placé sous le signe de l'esthétique.
L'homme qui voulait vivre sa vie
Le film est bien dès lors que Romain Duris quitte sa famille et avec, tout l'univers de soupe parisienne qui plombe tellement le cinéma français. On voit alors se développer quelques idées intéressantes, comme ce joli numéro d'équilibriste où l'usurpateur d'identité recherche la notoriété du photographe tout en évitant soigneusement la célébrité qui pourrait le découvrir. Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment.
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