Les jeunes ont peut-être 23 ou 25 ans. Ils sont très sages, très calmes. Parfois ils sortent le soir. Tranquillement. Memory lane est un film de spleen sur un groupe social sous représenté dans le cinéma (je reprends là une remarque que j'avais trouvée très juste du Masque): la jeunesse des classes moyennes au sortir de son cycle d'étude supérieur. On est là sur un exercice de style: le film d'atmosphère, dans lequel il ne se passe pas grand chose. C'est un peu l'antithèse de La vie au ranch. Le réalisateur porte sur les personnages un regard existentiel qui devient très vite exaspérant. Mais les acteurs sont très convainquants, voire même attachants. Pour qui n'est pas cinéphile (au sens "intello" du terme), il faut clairement rester à la maison. Pour les autres, ce long-métrage sera l'occasion de pénétrer un univers particuliers, sans jamais tomber dans la nostalgie, dont la description est appuyée par une bande son qui semblerait presque sortie d'un film de Sofia Coppola. Personnellement, je suis partagé entre ces deux appréciations.
mardi 7 décembre 2010
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