dimanche 24 octobre 2010

Les Petits mouchoirs

Un bon petit film si l'on en coupe la dernière demi-heure insupportablement lacrymale (je n'avais rarement vu pleurer autant en si peu de temps), et si l'on ôte la bande-son pour trentenaire nostalgique (musique probablement contemporaine mais aux accents 80's assez prononcés). Concentrons-nous sur les deux premières heures des petits mouchoirs. La thèse de Cannet reprend l'idée que les amis d'un groupe n'apparaissent jamais tels qu'ils sont réellement. Pour faire éclater cette vérité, le réalisateur accule les personnages dans des situations de tension extrême afin qu'ils puissent s'apercevoir, en même temps que le spectateur, de leur fragilité. Dit comme cela, cela peut paraître ennuyeux, mais Cannet est suffisamment généreux en scènes de cinéma pour que, parmi toutes les situations proposées, certaines puissent intéresser même les plus réfractaires à ce genre de film. Il y a à boire et à manger, du bon et du moins bon, et pourvu que l'on voie le verre d'eau à moitié plein, les petits mouchoirs sauront plaire au plus grand nombre.

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