Dans une atmosphère assez envoûtante, le réalisateur emmène son public dans un univers hybride où la réalité et le virtuel peinent à se démarquer. Si les critiques sont restés bloqués sur le propos du film qui serait d'incarner une génération de jeunes incapables de faire face à la schizophrénie menaçante du monde numérique, (généralisation qui me semble également sans fondement), je suis pour ma part plus intéressé par les effets de contrastes mis en place dans le scénario. La chaleur du climat (côte d'Azur) versus le froid glacial de l'environnement synthétique des avatars, des jeunes bien dans leur peau en contact avec des personnes complètement perdues, et les conflits de situations: certains commencent leur vie alors que d'autres souhaitent en finir. Assez étonnant, et plutôt agréable à regarder.
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