Dans un article précédent, j'ai fait référence à un document de synthèse produit par le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer sur l'électricité en France en 2008 (ici en pdf). Tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'énergie le parcourent tous les ans pour connaître l'évolution de la situation. Il y est fait mention de "données corrigées du climat".
Intuitivement, tout le monde comprend à peu près de quoi il relève. Les années où les hivers sont rudes étant plus gourmandes en électricité que les autres, il est nécessaire de décorréler les données du climat pour dégager des tendances d'une année sur l'autre, au lieu de la simple matérialisation d'une baisse ou d'une hausse de la température annuelle. Je me suis posé la question de la méthode utilisée pour rendre les conditions climatiques "normales" (le physicien dirait qu'il norme ou normalise les données): comment s'y prend-t-on pour calculer la consommation corrigée du climat?
constitués par l'écart journalier entre la température observée et 17°. Cela ne marche que dans un seul sens car le degré jour unifié est égal à zéro si la température observée est supérieure ou égale à 17°. En mesurant chaque jour le DJU, on construit un indicateur de climat de référence sur une période de trente ans. Le rapport entre l'indicateur de climat observé et l'indicateur de climat de référence constitue l'indice de rigueur climatique (0.94 en 2003, 0.82 en 2002). La consommation d'énergie corrigée des variations climatiques est calculée en tenant compte de cet indice de rigueur climatique. On obtient ainsi la consommation avec des conditions climatiques "normales".
Intrigué par le DJU, je suis allé faire un tour sur Wikipedia pour comprendre que la notion sert également, par exemple, aux professionnels du chauffage afin d'évaluer l'écart entre les températures intérieure et extérieure d'un bâtiment. La température standard est cette fois de 18°C. "Cette donnée est utile pour l'estimation des consommations d'énergies de chauffage d'un bâtiment", nous dit-on. Exemple simple: pour une journée où la température est de 5° au plus bas et 17° au plus haut, la méthode dite "météo" considère une moyenne de 11°, soit un DJU de 7°. Wikipedia précise que "les DJU sont pris sur la période de chauffe de 232 jours allant du 1er octobre au 20 mai. En France, le total annuel moyen va de 1400 DJU pour la côte Corse à 3800 DJU dans le Jura. Pour un hiver de rigueur moyenne le nombre de DJU se situe entre 2000 et 3000 pour la majeure partie du territoire métropolitain".J'essaierai d'affiner cet article lorsque j'aurai un plus de matériel à commenter.
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